De nombreux observateurs publient régulièrement un classement – en France et dans le monde – des grandes écoles, des universités et des programmes qui forment aux métiers du commerce, de la finance et du management. Ces classements diffèrent non seulement d’un observateur à l’autre, mais dépendent aussi du ou des critères pris en compte pour les établir. Dans cet article, nous vous parlons des palmarès les plus fiables et avons regardé à la loupe leurs résultats. Soyez très vigilants, les classements sont à utiliser avec précaution, en voici la raison.

Partant du principe que vous souhaitez pour vous la meilleure formation, quoi de plus naturel que de postuler dans une école qui a une certaine côte au palmarès des formations et qui bénéficie d’une bonne réputation dans son domaine. Dans cette logique, tenir compte des crédits ou accréditations accordées (ou pas) à ces établissements, mais également des classements que publient les médias spécialisés, peut apparaitre comme une approche pertinente. Mais comment donc mesurer la fiabilité d’un classement ?

Les classements des grandes écoles : à prendre avec des pincettes 

En effet, les résultats d’études publiées dans les médias, comme la presse spécialisée, les magazines, ne sont pas toujours suffisamment clairs dans le choix des critères selon lesquels le classement est réalisé. La conséquence est immédiate, la note attribuée aux établissements classés s’en trouve faussée, voire fausse, plongeant dans le flou le lecteur. Il faut donc se méfier et accueillir avec beaucoup de sens critique et de relativité tel ou tel classement, fut-il établi par le Point, l’Express ou par tout autre journal à la ligne éditoriale « bien comme il faut ».

Un classement donné n’est pas une référence absolue et encore moins une vérité universelle. Même s’il ressort d’une étude sérieuse, n’oubliez pas de prendre en considération des questions tout aussi essentielles que : la formation à laquelle je postule est-elle en adéquation avec mon projet professionnel ? Le projet pédagogique de l’établissement me convient-il ? Vais-je vraiment pouvoir m’épanouir dans ses locaux ? Et ces questions là, aucun palmarès résultant d’aucune étude ne pourra remplacer votre propre ressenti pour y répondre.

Les principaux classements hexagonaux

 

Il y a ceux que l’on qualifie de classements publics et qui émanent du ministère de l’Enseignement supérieur et qui établissent le classement des Licences et des Masters. Certains d’entre eux sont établis par l’Agence d’évaluation de la recherche dans l’enseignement supérieur (AERES). La cible de ces classements sont les universités dont ils étudient les pourcentages de réussite des étudiants et les taux d’insertion dans le marché de l’emploi.

Les classements de la presse spécialisée

 

On peut citer Liaisons sociales qui établit régulièrement un classement des formations en ressources humaines ou encore Usine Nouvelle qui a pris l’habitude de publier chaque année un palmarès des écoles d’ingénieur.

Les principaux classements dans le monde

 

Ils sont assez nombreux et on y retrouve le classement par catégorie des meilleure écoles et universités : le classement de Shanghai souvent incriminé pour son manque d’impartialité en faveur des établissements anglo-saxons ; le classement FT (Financial Times), un incontournable de la presse économique internationale qui publie un classement des écoles de commerce et des Masters en management dans le monde ; le classements QS des universités, des Business Schools et des Masters en management dans le monde ; et puis le tout dernier né, le classements U-Multirank, conçu pour « soigner » l’image de marque des universités européennes, d’une part, et concurrencer le classement de Shanghai, d’autre part, et qui met sur le grill les performances de 850 établissements d’enseignement supérieur dans le monde.